Carnet de voyage d'un Centralien parti étudier un semestre à l'IIT Delhi, puis faire un stage de césure de 6 mois à Delhi
18 Mars 2013
Après un long et fatiguant semester break, et à une semaine des Minor II, deux solutions s'offraient à nous : rester à Delhi, ou se déplacer dans une ville relativement proche, où nous aurions le temps de nous reposer, voire de bosser. Pushkar, présentée comme le Rishikesh du Rajasthan, semblait une destination correspondant à nos attentes. Nous ne sommes que quatre à avoir eu le courage de se déplacer, et, même si ce week-end aura été bien plus fatiguant que prévu, nous aurons passé de très bons moments.
Devant le Rama Vaikunth Temple, dont l'entrée est interdite aux étrangers ... De gauche à droite : Claire, Benoit, Olivier et moi-même.
Nous avions testé de nombreux moyens de transport, mais n'avions pas encore pris le bus de nuit. C'est chose faite, lors du retour. Le car se décomposait en deux parties : au niveau du sol, il y avait des sièges inclinables (semi-couchettes), et au-dessus, des couchettes doubles. La longueur n'était bien entendu pas suffisante pour les personnes aussi grande que moi, mais en se recroquevillant un peu, il n'y avait pas de problème. Nous avons réussi à tenir dans la couchette sans nous gêner avec Olivier, qui fait ma taille. Malgré tout, un bus bouge bien plus qu'un train, et l'on y dort plutôt mal. Je garde une préférence pour le train, donc, même si je suis content d'avoir testé cet autre moyen de transport.
Pushkar est une ville sacrée, avec, en particulier, la présence des bains (ghâts). Il y avait beaucoup (trop ?) de touristes occidentaux, ce qui donne à la ville une ambiance particulière. De plus, la ville est très propre, ce qui est surprenant pour l'Inde, et les hôtels proches des hôtels européens (propres, même les draps, avec une vraie douche qui marche). Il n'y a pas énormément de choses à voir, mais il fait bon se promener dans les rues, malgré la chaleur.
En Inde, il est impressionnant de voir que beaucoup de monde a une moto. En particulier, certaines personnes vivant à la campagne, dans des huttes, en possèdent tout de même une. Il est vrai que, dans une région comme celle-ci, où tous les villages sont assez éloignés les un des autres, il est bien pratique d'avoir une moto pour explorer les alentours de manière optimale. L'un d'entre nous nous a alors convaincu d'en louer deux, et de partir à l'aventure, sur des routes où la circulation est quasi-inexistante, afin de se promener, au gré de nos envies. C'était une très bonne expérience, qui nous a permis de sortir (un peu) des sentiers touristiques. En effet, nous avons pu nous promener au pied des petites montagnes de la région, s'arrêtant aux quelques beaux temples présents sur notre route.
Deux choses sur cette photo. Tout d'abord, il est très fréquent de voir une femme assise à l'arrière de la moto, non pas une jambe de chaque côté (ce qui est incompatible avec leur tenue) mais comme sur la photo. De plus, il suffit de regarder la route pour comprendre que dépasser les 30 à 40 km/h relève du miracle ! Il est quasiment impossible de trouver des casques (le loueur n'en avait que deux), mais vu la vitesse à laquelle nous allions (et le fait qu'il n'y avait pas de circulation sur ces routes), le danger était vraiment moindre.
Voici un temple perdu dans la nature, auquel on a accédé en moto, en roulant un certain temps. Pas très touristique, ce temple est surtout un lieu de regroupement de locaux, qui s'y retrouve pour discuter autour d'un chai ou d'une cigarette.
Avec Olivier, nous sommes allés assez loin de Pushkar, à environ une heure de moto. Dans le village le plus éloigné dans notre boucle, les habitants, après nous avoir indiqué le chemin, nous ont gentiment offert une clémentine, preuve d'un climat non-touristique. Une très bonne expérience.
Si ce voyage n'a pas vraiment eu l'effet escompté (nous souhaitions nous reposer un peu et en revenons bien plus fatigués que vendredi, en partant), il aura tout de même été mémorable grâce aux très bons moments passés dans la ville et à l'extérieur.
Lorsque tout le monde partait en début de semestre avec de bonnes intentions, comme celle de voyager tous les week-end, je suis content de voir que, pour ma part, je parviens à garder le rythme. Et ça n'est pas fini : il reste quatre lieux où je souhaiterais aller, et autant de week-end de libre. Plusieurs voyages en perspective, donc, et une fin de semestre qui s'annonce aussi trépidante que le début !