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Central'Indien

Carnet de voyage d'un Centralien parti étudier un semestre à l'IIT Delhi, puis faire un stage de césure de 6 mois à Delhi

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Premiers pas sur le campus

Premiers pas sur le campus
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72 heures depuis mon arrivée en Inde, et déjà quelques observations. Attention toutefois, ces premières remarques ont un caractère tout à fait superficiel : je ne fais que décrire des impressions ressenties par un européen débarquant à Delhi, avec sa vision européenne des choses, et sans le recul nécessaire pour effectuer une analyse pertinente de ces observations. De plus, je vais avoir tendance à rapidement généraliser à Delhi, voire à l'Inde toute entière, ce que j'ai pu remarquer. Cela ne doit pas vous offusquer, et rentre dans une logique de description spontanée et potentiellement fausse.

Tout d'abord, et pour rester un minimum chronologique, revenons sur la conduite indienne. Sa réputation m'avait été décrite par plusieurs personnes avant mon départ, je peux la confirmer. J'ai eu l'occasion de prendre le taxi de l'aéroport à l'IIT, ça n'est pas rassurant. La chose la plus importante pour circuler semble être le klaxon. Sans celui-ci, vous n'avez aucun avenir sur les routes indiennes. Ils l'utilisent à tout va : pour doubler, pour se faire doubler, pour engueuler celui qui ne va pas assez vite ou qui les gène, pour les piétons (qui marchent à moitié sur la route), ou pour nombre d'autres raisons que je n'ai pas encore réussi à comprendre. Ils l'utilisent également pour prévenir qu'ils sont là : ils ne ralentissent pas dans les virages, ou très peu, et le klaxon sert donc à prévenir le piéton potentiellement en train de traverser qu'il doit sortir de la route ... Pas très rassurant, même à pied, donc ! De plus, l'existence de voies de circulations, et donc de lignes pointillées au milieu de la route, ne leur saute pas aux yeux. Ainsi, la plupart des voitures étaient à cheval sur deux voies, et une route à 3 voies permet sans aucun problème d'aligner 4 (voire 5) voitures. Autant vous dire que je ne me risquerai pas à conduire un véhicule quelconque par ici.

Concernant les indiens en eux-même, je n'ai pour l'instant rencontré que des étudiants et membres du personnel de l'IIT. Tous étaient vraiment gentils et accueillant, et, lorsque je devais leur demander un renseignement, ils m'ont toujours répondu avec le sourire. Ce contact très agréable leur permet d'être plutôt accessibles, et il devrait être assez simple d'échanger avec eux (lorsque leur accent les rend compréhensible). Concernant leur accent, cela dépend beaucoup des personnes, mais, en règle générale, les étudiants sont relativement facile à comprendre, et parlent un bon anglais, au contraire des membres du personnel qui baragouinent des mots supposés anglais, avec un accent très prononcé. Pour le moment, et c'est tout à fait normal, il est plus simple de parler avec les autres étrangers qui sont là pour le semestre (six français, trois canadiens, un espagnol, un allemand, et probablement quelques autres que je ne connais pas encore).

Malgré l'inscription administrative à faire en ce 1er janvier 2013, j'ai tout de même eu un peu de temps pour me promener sur le campus, avec Charles-Aymeric. Il est vraiment grand, et il est facile de s'y perdre. La partie du campus comprenant les bâtiments de cours et les hostels (les résidences) est plutôt belle et bien entretenu. Cependant, ça reste très sale, comme partout où je suis passé pour le moment. Il y a de la place pour faire du sport (8 terrains de tennis, dont 4 en terre battue, un terrain de cricket, un terrain de hockey, un terrain de foot, quelques terrains de volley, et surtout deux terrains de basket), le tout en extérieur, et éclairé le soir ! Bref, c'est assez agréable. Cependant, en se promenant au sein même du campus (dont l'entrée est surveillée, donc on y est vraiment tranquille), nous avons été très surpris d'y trouver un mini-bidonville : des personnes vivent sur le campus, dans des cabanes en tôle. Pas besoin d'aller bien loin pour voir la misère touchant une (trop) grande portion de la population indienne.

Enfin, le jour de mon arrivée, j'ai dû aller faire un tour au marché. En dehors du fait que tout se négocie, j'ai pu noter des singes se promenant de maison en maison, en passant par les fils électriques. Dommage, je n'avais pas emmené mon appareil photo ... De plus, sur le campus vivent de nombreux écureuils, absolument pas craintifs, et qu'on voit régulièrement gambader à deux pas de nous.

Toujours est-il que mes premières impressions sont plutôt bonnes, et j'ai hâte d'en découvrir plus sur Delhi, et sur l'Inde en général !

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